L'INSTANT D'UNE PAUSE
L’instant d'une pause
Le bonheur est fait de rien
Et de mille petites choses
De se lever le matin
Sans plus en chercher la cause
De savoir que le chemin
Parfois peut-être morose
Et dans un sourire malin
Être prêt pour une pause
Il y a des jours où tout est gris
Et où l'on ne voudrait rien voir
Et puis, il y a notre coeur aussi
Qui nous conduit jusqu'au soir
Il y a cette solitude intense
Qui existe et qui est là
C'est dans ces moments je pense
Que je peux rêver de toi
À chercher, à tout comprendre
Je me demande si je verrais
Un jour les fleurs en décembre
Et la neige en été
Sur le site de mon coeur
Il y a tant de va-et-vient
Et j'en ressent la douleur
De la nuit jusqu'au matin
Le bonheur est fait de rien
Et de mille petites choses
D'avoir ta main dans ma main
L'instant seulement d'une pause.

LES COLOMBES
Sur le coteau,là-bas ou sont les tombes
Un beau palmier, comme un panache vert,
Dresse sa tête, ou le soir les colombes
Viennent nicher et se mettre à couvert.
Mais le matin , elles quittent les branches
Comme un collier qui s'égrène, on les voit
S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches,
Et se poser plus loin sur quelque toit.
Mon âme est l'arbre ou tous les soirs, comme elles,
De blancs essaims de folles visions
Tombent des cieux en palpitant des ailes,
Pour s'envoler dès les premiers rayons.
Théophile Gautier
Auteur inconnu
MOTS AU QUOTIDIEN...
les mots
de tous les jours
ne portent ni veston ni cravate
ils dépeignent le quotidien
ils parlent de sentiments
de caresses et d'affection
ils tapent sur l'épaule
du copain qui est dans le pétrin
qui a besoin de compréhension
ils lui disent les mots qu'il faut
et ils versent avec compassion du baume
sur les plaies qui marquent sa peau
sans se
prendre pour des acrobates
les mots sourient aussi à la vie
ils leur arrivent de faire les bouffons
de marcher les pattes en l'air
ils s'esclaffent et rigolent
ils racontent des blagues
souvent même assez polissonnes
s'expriment sans faire de détours
sur le sexe et la drague
ils s'amusent à jouer des tours
sans prendre les choses trop au sérieux
mais les
mots comme va le vent
vite changent de direction
virent de tribord à bâbord
deviennent tantôt tristes
avec des accents mélancoliques
tantôt ils sont remplis d'angoisse
affichent des visages affligés
parfois avec gène ils bafouillent
ne savent plus trop quoi dire
alors tout piteux ils se taisent
leurs silences éloquents en disent long
à
d'autres moments leur ton est lyrique
ils s'enfilent comme des perles
et s'alignent pour former des vers
qui disent avec plus de douceur
l'amour que l'on n'ose déclarer tout haut
ils prononcent tout bas les déclarations
de l'amoureux transi à sa bien-aimée
et quand ils deviennent muets
ce n'est pas parce qu'ils bougonnent
c'est qu'ils n'ont plus rien à dire
et que dans le dictionnaire ils dorment
(Auteur inconnu)
J'AI APPRIS
J'ai
appris qu'il n'était pas toujours suffisant de pardonner aux autres,
il faut apprendre à se pardonner soi-même.
J'ai
appris qu'il ne faut pas être trop persistant à connaître un secret,
le savoir peut changer notre vie pour toujours.
J'ai
appris que les diplômes affichés au mur
ne font pas nécessairement de nous des humains décents.
J'ai
appris qu'il est très difficile d'être gentil pour ne pas blesser les sentiments
d'autrui
tout en restant ferme pour ce que l'on croit.
J'ai
appris que l'on ne peut pas forcer quelqu'un à nous aimer,
tout ce que l'on peut faire, c'est d'être quelqu'un qui peut être aimé.
J'ai
appris que l'on continuait d'avancer même après avoir pensé
qu'il nous était impossible de le faire.
J'ai
appris que l'on pouvait faire une petite chose en un court instant
et que celle-ci pouvait nous donner des maux de tête pour la vie.
Au seuil
de ma mort,
j'ai appris que la vie valait la peine d'être vécue.
(Auteur inconnu)
Un vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit fils :
- Un combat a lieu à l'intérieur de moi, dit-il au garçon. Un combat terrible entre deux loups.
L'un
est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité,
arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment,
infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.
L'autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.
Le même combat a lieu en toi-même et à l'intérieur de tout le monde. »
- Quel sera le loup qui vaincra ?
Le vieux Cherokee répondit simplement :
- Celui que tu nourris. »
| Neruda, le poète qui rêvait de changer la vie |
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Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge. (...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient. Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."
Standing Bear, chef Lakota (Sioux)
N'oubliez pas ce peuple si près de la nature que l'homme blanc a exterminé. Pourtant il y avait de la place pour tout le monde dans un pays aussi vaste. Les indiens ne refusaient pas de partager leurs terres, ils demandaient seulement qu'on leur laisse assez pour vivre............Ils étaient chez eux, on les a massacrés et mon coeur pleure avec eux.
Comment voulez-vous que j'aime le genre humain?


on Andreea Bocceli - Vivo per lei